La friche de l’Escalette

Quand la nature s’adapte aux cycles de notre économie : déclin industriel, activités informelles et renouveau

Dans le Parc national des Calanques, sur les ruines d’une ancienne usine de plomb, la Friche de l’Escalette est le témoin du patrimoine industriel des Calanques et de la ville. Laissée à l’abandon pendant des décennies, cette friche avec ses airs de temples oubliés d’Angkor commence à être connue du grand public.

 

Histoire du site

Des huit usines des calanques de Marseille du XIXe siècle, il ne reste aujourd’hui dans les esprits que des terres polluées. Installées à proximité des calanques de Saména et de l’Escalette, ces usines étaient idéalement situées à proximité de la mer pour faire venir les matières premières par bateau et exposées au mistral pour faciliter l’évacuation des pollutions loin de la ville. Délaissé après le départ des derniers exploitants de l’usine, le site de l'Escalette a récemment été acheté par le galeriste Eric Touchaleaume qui rêve d’en faire un parc de sculptures légères. Pendant des mois et des mois, les propriétaires ont nettoyé le site pour effacer les traces des usages postérieurs à l’usine de plomb : casse automobile, déchetterie, proxénétisme. Depuis 2 ans, le site accueille des expositions pendant la période estivale.

" Une sensibilité relationnelle entre des oeuvres modernistes et un patrimoine industriel constitué de ruines démesurées " Elliot Touchaleaume

 

Enjeu biodiversité

Cet ancien site industriel concentre des menaces d’érosion de la biodiversité. Par son histoire, la destruction des habitats naturels et la pollution du site ont détruit certains individus. Une nouvelle menace est apparue sur le site ces dernières années avec l’arrivée d’espèces exotiques envahissantes (griffes de sorcière, figuiers de barbarie). Malgré cela, la végétation, type garrigue, prend une part de plus en plus importante sur la friche, et certains sujets, notamment des pins d’Alep et des pistachiers lentisques, sont de belles tailles. Les vestiges de l’usine sont également des gîtes potentiels pour certaines espèces animales menacées comme les reptiles ou les chiroptères. Une nouvelle menace pèse sur ce site avec l’émergence d’espèces exotiques végétales envahissantes telle que l’agave ou le figuier de Barbarie. Les enjeux sont aujourd’hui d’accompagner la reconquête de la végétation tout en surveillant les espèces envahissantes.

 

Contact

Route des Goudes, impasse de l’Escalette 13008 Marseille

www.friche-escalette.com

contact@friche-escalette.com

 

A savoir : la Friche de l’Escalette comporte des zones fortement polluées au plomb. La visite du site est déconseillée aux personnes fragiles, et notamment aux femmes enceintes et jeunes enfants. Selon la météo, le site peut être fermé à tous.

Ces présentations sont des extraits de la publication « Espaces délaissés entre nature et culture – Friches et biodiversité en ville », réalisé en décembre 2018 par l’Atelier Bleu-CPIE Côte Provençale en partenariat avec E4 à télécharger ici.

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